Depuis le premier jour, ce site porte en sous-titre : « Niveau conservatoire. Accessible à tous. » La première moitié était tenue. La seconde ne l’était qu’à moitié, avec trois cours ouverts et quarante-cinq derrière un abonnement. Cette page explique pourquoi cela change, et comment le projet vit.
Ce qui vient en premier
Je suis professeur. L’harmonie tonale s’apprend encore trop souvent dans des conditions inégales : selon le conservatoire où l’on est inscrit, selon ce qu’on peut payer, selon la ville où l’on habite. Or ce savoir-là n’a rien de confidentiel : il est écrit dans les traités depuis deux siècles, et il est dans les partitions, qui appartiennent à tout le monde.
Un élève motivé, où qu’il soit, doit pouvoir travailler la conduite des voix, entendre une sixte augmentée se résoudre et lire une analyse rigoureuse sans avoir à sortir sa carte bancaire. C’est la raison d’être de ce changement, et elle passe avant le reste.
Ce que vous obtenez, sans rien payer
Les cours, les partitions et leurs analyses écrites, les exercices et leur correction automatique : tout cela est ouvert. Le parcours va des fondements de la gamme jusqu’aux spécialisations du DNSPM. Seules les fonctions d’intelligence artificielle relèvent de l’offre payante, pour la raison expliquée plus bas.
Pourquoi il faut quand même de l’argent
Gratuit ne veut pas dire bâclé, et c’est précisément là que le projet dépense. Chacune des 48partitions du répertoire a été vérifiée note à note, contre la partition elle-même : les chiffrages recoupés mesure par mesure, les affirmations douteuses écartées, les erreurs corrigées, y compris les miennes. Aucune analyse n’est reprise telle quelle d’une source non vérifiée.
Les 649exercices SATB sont tenus, eux, par un contrôle automatique qui refuse la moindre faute de conduite des voix : quintes parallèles, croisements, fausses relations. Si un seul exercice du corpus s’écarte de la règle, la mise en ligne échoue.
C’est ce travail-là, long, invisible et impossible à automatiser entièrement, qui distingue Harmonia d’un cours trouvé au hasard. C’est lui qu’il faut financer.
Comment le projet vit
Conservatoires, écoles de musique et établissements d'enseignement paient une licence annuelle par classe. Ils y gagnent le suivi de leurs élèves, un tableau de bord pour l'équipe pédagogique et un interlocuteur. C'est la source principale, et c'est elle qui finance le développement.
Rien n'est demandé, et aucun cours n'est refermé pour faire pression. Si l'outil vous sert et que vous en avez les moyens, vous pouvez contribuer. Si ce n'est pas le cas, utilisez-le sans y penser : c'est exactement pour cela qu'il est ouvert.
L'assistant et l'analyse automatique de partition ne font pas partie de l'accès libre : chaque utilisation m'est facturée, et les ouvrir sans compter mettrait le projet en danger. Elles relèvent de l'offre payante. Tout le reste du site, lui, est ouvert sans condition.
Ce qu’Harmonia ne fera pas
Pas de publicité. Nulle part, sous aucune forme.
Pas de revente de données. Ni les vôtres, ni celles de vos élèves ; jamais, à personne.
Pas de contenu retenu en otage. Aucun cours ne sera refermé pour faire pression. Ce qui est ouvert le reste.
Pas d'approximation. Une erreur d'analyse signalée est corrigée, et l'erreur est reconnue.
La façon la plus utile, de loin : si vous enseignez dans un établissement, parlez-en autour de vous. Une licence de conservatoire finance bien plus de développement que n’importe quelle contribution individuelle, et elle ouvre l’outil à toute une promotion.
Et si vous n’êtes ni l’un ni l’autre : servez-vous, c’est fait pour ça.